Sabots du cheval : comprendre la taille des pieds, la qualité de la corne et les erreurs à éviter
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Article rédigé par Maud Chatel – Rehactiv’Equine
L’asthme équin, anciennement appelé emphysème, désigne aujourd’hui un trouble inflammatoire chronique des voies respiratoires basses du cheval. Le terme emphysème n’est plus utilisé, car on sait désormais qu’il ne s’agit pas d’une destruction du tissu pulmonaire, mais bien d’une inflammation réversible pouvant évoluer selon différents stades : léger, modéré ou sévère. Cette inflammation entraîne une production excessive de mucus et un rétrécissement des voies respiratoires, ce qui gêne le passage de l’air et complique la respiration. Un cheval atteint d’asthme peut alors mettre plus de temps à récupérer, son cœur travaille davantage à l’effort, et il peut tousser ou présenter des écoulements nasaux.
L’absence de toux n’exclut donc pas l’asthme.
Si votre cheval tousse régulièrement ou récupère difficilement après une séance, prenez contact avec votre vétérinaire. Analysez l’environnement pour limiter les allergènes (poussière, fourrage, litière…). Les signes n’apparaissent qu’au-delà d’un certain seuil d’inflammation : avec l’âge, un cheval peut sembler déclencher l’asthme « d’un coup ».
Chez le senior, la production de vitamine C diminue : elle participe à la lutte contre les allergènes, les radicaux libres et l’inflammation trachéo-pulmonaire. Surveillez les écoulements nasaux : jaunâtres = plutôt infection ; blanchâtres = plutôt asthme/allergies.
L’asthme peut passer inaperçu pendant des mois. Même sévère, il est non détectable à l’auscultation dans environ 50 % des cas (l’épaisseur des tissus limite l’écoute). En cas de doute, poursuivez les examens.
Actuellement, c’est l’approche de référence pour déceler l’asthme et en préciser le stade. Un endoscope souple est introduit par les naseaux jusqu’aux bronches pour observer. Une petite quantité de solution stérile est injectée puis aspirée : l’analyse des cellules et sécrétions permet de confirmer ou exclure l’asthme.
À ce jour, elle ne permet pas de diagnostiquer l’asthme de façon fiable. Des analyses complexes seraient nécessaires : piste intéressante pour l’avenir car moins invasive que l’endoscopie.
Les chevaux avec asthme sévère présentent une HRV diminuée. Cela reflète un retentissement sur le système nerveux autonome (cœur, respiration, tension, digestion). Ils peuvent fatiguer plus vite et, parfois, avoir des troubles digestifs (pas systématiques). Un électrocardiogramme pourrait servir au suivi non invasif : HRV en baisse = asthme qui s’aggrave ; HRV stable/qui remonte = amélioration. Le stress influence cette mesure.
Protocole en longe (cercle 6–8 m) : relever FC et FR au repos ; travailler 5 min pas → 5 min trot → 5 min galop (changement de sens à mi-parcours). Au galop, viser FC ≥ 100 bpm (capteur). Mesurer FC/FR toutes les 5 min jusqu’à 30 min post-effort.
Repère clinique : chez un cheval sain, FC et FR reviennent près des valeurs de repos en ≈ 15 min. Chez les chevaux asthmatiques, la récupération respiratoire est souvent plus longue, parfois jusqu’à 30 min. Utile pour décider d’une endoscopie + BAL.
À faire au repos (pas juste après une excitation). Attachez le cheval et comptez avec un chronomètre. Un cycle = inspiration + expiration. Repère : 8–16 cycles/min (peut être un peu plus élevé si le cheval est stressé). Observez les naseaux ou la cage thoracique (vous pouvez poser la main). Surveillez au moins 1 fois/semaine. Le même comptage sert à suivre la récupération post-effort.
Sur des biopsies, un poumon sain montre des alvéoles ouvertes (espaces d’air). Dans l’asthme, les alvéoles peuvent être fibrosées, avec moins d’espace pour l’air : les échanges gazeux sont réduits et l’oxygène disponible pour les organes et les muscles diminue. La biopsie est invasive ; l’endoscopie ne montre pas l’alvéolaire en détail.
Une jument tousse rarement mais récupère mal. Après plusieurs consultations sans examens complémentaires, un autre vétérinaire réalise une endoscopie : asthme sévère avec nécrose alvéolaire. Détecter tôt aurait peut-être préservé les alvéoles. Il est important de demander les examens adaptés si les signes persistent.
Options possibles : vitamine C, vitamine E, MSM et oméga-3 marins (DHA). Donnés 1 à 3 g/j pendant 2 mois, les oméga-3 ont été associés à :
En limitant les facteurs aggravants, l’asthme peut être contrôlé. Chez le cheval, il a tendance à persister. Une fois des lésions pulmonaires installées, elles restent présentes : la capacité pulmonaire demeure plus vulnérable.
Les chevaux asthmatiques présentent souvent un terrain allergique qui les rend plus sensibles à la dermite. Des vaccins anti-IL-5 sont en développement pour la dermite équine. Chez l’humain, les approches ciblant l’IL-5 réduisent la sévérité de l’asthme : cela ouvre des perspectives pour les chevaux concernés par les deux problématiques.
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