La colique fait partie des urgences les plus redoutées par les propriétaires. Le mot désigne une douleur abdominale, dont les causes vont du simple inconfort digestif à des problèmes qui nécessitent une chirurgie. Le plus important : la reconnaître tôt, et appeler le vétérinaire sans attendre.
EN BREF
Un cheval qui gratte le sol, regarde ses flancs, se couche et se relève, se roule ou ne mange plus peut souffrir de coliques. Appelez votre vétérinaire dès les premiers signes : plus la prise en charge est rapide, meilleures sont les chances. En attendant, retirez la nourriture et ne donnez aucun médicament sans son avis.
Les signes à reconnaître
| Signes discrets | Signes marqués |
|---|---|
| Cheval abattu, moins attentif | Grattage répété du sol avec un antérieur |
| Appétit diminué, foin laissé | Se retourne pour regarder ou mordiller ses flancs |
| Moins de crottins, ou crottins secs | Se couche et se relève souvent, se roule |
| Lèvre retroussée, bâillements répétés | Sudation, agitation, respiration rapide |
La campagne REACT, menée par l’Université de Nottingham et la British Horse Society, rappelle que les premiers signes sont souvent subtils : un cheval simplement « pas comme d’habitude » mérite d’être observé de près.
Que faire en attendant le vétérinaire ?
- Appelez le vétérinaire et décrivez ce que vous observez.
- Retirez le foin et les aliments du box.
- Notez l’heure des premiers signes, la fréquence cardiaque et la température si vous savez les prendre (voir notre article sur la trousse de premiers secours).
- Placez le cheval dans un endroit sûr, où il ne risque pas de se blesser s’il se roule.
- Restez en sécurité : un cheval qui souffre peut avoir des mouvements brusques.
Les idées reçues à éviter
- « Il faut le faire marcher sans arrêt » : marcher peut aider certains chevaux, mais pas tous, et épuiser un cheval n’a rien de bénéfique. Suivez les consignes du vétérinaire.
- « Un antidouleur et ça passera » : un médicament peut masquer les signes et retarder le diagnostic. Ne donnez rien sans avis vétérinaire.
- « Il s’est arrêté de gratter, c’est fini » : une accalmie n’est pas toujours une amélioration.
Limiter les risques au quotidien
- Un accès important et régulier aux fibres (foin, herbe).
- Des changements d’alimentation progressifs, sur plusieurs jours.
- De l’eau propre en permanence : voir notre article sur l’eau.
- Une vermifugation raisonnée : le guide.
- Un contrôle dentaire régulier, pour une bonne mastication.
Notez chaque épisode dans le carnet de santé : le vétérinaire disposera d’un historique précis.
Gardez tout le suivi de votre cheval au même endroit, avec des rappels avant chaque échéance
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Cet article donne des repères généraux et ne remplace pas l’avis de votre vétérinaire. En cas de doute sur l’état de santé de votre cheval, contactez-le.
Questions fréquentes
Comment savoir si mon cheval a des coliques ?
Les signes courants sont le grattage du sol, le fait de regarder ses flancs, de se coucher et se relever souvent, de se rouler, de ne plus manger ou de faire moins de crottins.
Que faire si mon cheval fait une colique ?
Appelez le vétérinaire, retirez la nourriture, placez le cheval dans un endroit sûr et ne donnez aucun médicament sans son avis.
Faut-il faire marcher un cheval en colique ?
Pas systématiquement. Suivez les consignes de votre vétérinaire.
Peut-on prévenir les coliques ?
On peut limiter les risques : fibres en quantité, transitions alimentaires progressives, eau en permanence, vermifugation raisonnée et suivi dentaire.
Sources
- Campagne REACT sur les coliques, Université de Nottingham et British Horse Society
- IFCE Equipedia : fiches sur les coliques du cheval